Yoga

Hatha Yoga : yoga de l’effort

Posted by on Jan 21, 2018 in Actualités, Yoga | 0 comments

Hatha Yoga : yoga de l’effort

Hatha signifie faire quelque chose avec force, ce qui fait qu’une des façons de traduire hatha yoga est yoga de l’effort.

La notion d’effort revient souvent dans les mots qui guident la pratique :

« Respirez doucement, sans effort…»
« Ne forcez pas, allez jusqu’où vous pouvez et restez dans la posture…»
« Tendu jusqu’au bout des doigts…»
« Soulevez le buste un peu plus…»
« Cherchez le juste effort, à la mesure de vos possibilités…».

Effort, non effort, lâcher-prise, des notions contraires qui nous bousculent.

L’effort est de toutes nos activités. A travers lui, on aborde le réel, on enrichit notre expérience. Il implique notre corps, que ce soit nos muscles, nos articulations ou notre mental.

L’effort, la sensibilité, l’intelligence et la volonté sont nécessaires à l’accomplissement de l’action.
L’effort contient l’action en puissance.
Lorsque l’action se réalise, l’effort a disparu.

Questionnons la notion d’effort à partir de quelques uns des Yoga Sutra de Patanjali. Les sutras sont des aphorismes qui codifient la pratique du yoga.

Patanjali sutra 1-14
« L’exercice exige un effort soutenu, et il devient efficace quand il est durable, répété et enthousiaste. »

La pratique du yoga exige un engagement dans la durée. Il faut non seulement se mettre sur son tapis, mais sans cesse s’y remettre et persévérer.

Patanjali II-35
Si quelqu’un est installé dans la non violence, autour de lui, l’hostilité disparaît.

Cette non violence, on va l’utiliser aussi par rapport à soi. Dans des postures, on se heurte à ses propres limites. On ne va ni forcer ni abandonner mais on va chercher la justesse de l’effort, ne pas être violent avec soi-même mais ne pas être dans un laisser aller qui n’a rien du lâcher prise.

Patanjali II-46
Stirasukham asana
La posture est ferme et agréable.

Ferme et agréable.
La posture est définie par la fermeté et l’aisance, un couple de contraires fondamental, qui implique aussi la force et la souplesse, la rigueur et l’adaptabilité, la difficulté et la facilité. 

  • Par exemple quand je me tiens debout, l’axe vertical est très structurant mais autour de cet axe se développe tout un ensemble de micro mouvements qui permettent d’assurer l’équilibre.

Ferme
Bien que la pratique de postures demande un effort musculaire important, cet effort ne doit pas susciter de sensation pénible, de tensions psychiques ou de mouvements incontrôlés.

  • Dans la posture du pilier de lumière, pada hasta dipasthamba asana, si la jambe tendue tremble, c’est peut-être que l’effort est trop grand et on va revenir un peu.
    Il se crée un équilibre subtil entre fermeté et relâchement. Il faut se placer sur le plan des sensations. Un étirement d’une partie du corps ne doit pas provoquer de tensions parasites dans d’autres parties du corps.
  • Dans la chandelle Sarvangasana, le dos est tenu mais les jambes relâchées.
    La fermeté peut être un point d’appui.
  • Dans la posture de l’arbre, les points de fermeté sont le contact des mains et le contact du pied sur la jambe opposée. La nuque et le visage sont relâchés.

Agréable

Lorsqu’on est dans la posture, lors de la phase d’immobilité du corps et de suspension du souffle, on est dans un espace de plénitude.

La posture est un état d’être, une stabilité intérieure, une disponibilité. Cet état passe par la prise de conscience et la maitrise du souffle.

Patanjali ajoute II-46
Grâce à la méditation sur l’infini et au renoncement à l’effort-volonté.

L’équilibre corporel se situe entre l’effort et la détente, le faire et le lâcher-prise. Dans une posture d’équilibre, crispé dans la volonté de tenir, on tombe. Si on est trop détendu, peu vigilant, si la pensée s’échappe, on tombe aussi.

La posture est le moment où le corps est tranquille, tout effort de volonté aboli, la sensation et la respiration suspendues immobilisent le temps.

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Vous êtes enceinte et vous suivez un cours de yoga pour tous

Posted by on Mai 1, 2017 in Actualités, Yoga | 0 comments

Vous êtes enceinte et vous suivez un cours de yoga pour tous

La pratique du yoga pendant la grossesse.

Chaque femme est un cas particulier. Par exemple, la pratique d’une femme sportive ne va pas être la même que celle d’une femme peu sportive, souffrant de lombalgies. Il est essentiel que vous soyez pleinement consciente de vos limites et à l’écoute de votre ressenti dans les postures proposées.

Les règles essentielles.

Etirer le bas du dos.
– Dans les postures sur le dos, sur le côté, debout et à quatre pattes, enroulez le bassin en ramenant le coccyx vers le nombril.
– Debout et assise, étirez la colonne vertébrale vers le haut,  poussez le ciel avec la tête, menton rentré.

Ne pas pousser vers le bas
– Serrez le périnée comme pour remonter l’enfant vers le haut, serrez le bas du ventre en remontant du pubis jusqu’au nombril.
– Réalisez les efforts sur l’expiration pour éviter que les organes ne pèsent sur le périnée.

Peut-on faire travailler les abdominaux ?

Les grands droits doivent rester souple pour pouvoir s’allonger. Le travail en force de ces muscles doit être arrêté. Quand vous êtes allongée, il faut plier la jambe avant de la monter à la verticale. Il faut aussi vous aider des mains ou rouler sur le côté pour passer de la position couchée à assise.
Le travail des obliques, sollicités dans les torsions, peut être poursuivi jusqu’à la fin de la grossesse.
Le travail des transverses (muscles gainant le bas du ventre comme une ceinture) est essentiel et doit s’effectuer jusqu’à la fin de la grossesse, dans l’exercice du « chat » par exemple.

Quelles sont les postures conseillées ?

Les postures qui étirent le dos à condition de bien placer le bassin. Elles évitent la cambrure trop accentuée de la colonne au niveau lombaire. Elles donnent plus d’amplitude à la respiration en libérant le diaphragme.
Les postures qui surélèvent les jambes et les pieds améliorent la circulation veineuse.
Les postures d’ouverture du bassin peuvent être pratiquées doucement jusqu’au huitième mois. Dans le dernier mois de grossesse, vous pouvez les pratiquer tous les jours.

Quelles sont les postures déconseillées ?

Les postures sur le ventre car elles pourraient entrainer des compressions.
Les postures qui font travailler les grands droits (barque par exemple).

Si vous suivez un cours s’adressant à tout le monde :

Veillez à ne pas compresser le ventre quand il s’agit de rapprocher le buste des jambes. Il suffit souvent d’écarter un peu une ou deux jambes (dans les postures assises et dans les postures sur le dos, quand par exemple, on rapproche les genoux pliés du front).
N’hésitez pas à revenir tranquillement avant les autres si le temps de rétention du souffle est trop long. Il ne faut pas forcer votre souffle. Vous pouvez aussi respirer normalement, à votre rythme, pendant toute la séance.
Dans la salutation au soleil, vous pouvez remplacer le passage à plat ventre par un étirement du dos à genoux.
N’hésitez pas à vous reposer quand les postures ne vous conviennent pas.
La chandelle Sarvangasana, très bénéfique pour la circulation veineuse,  peut être adaptée en mettant les pieds en appui contre un mur. Chacune se placera plus ou moins loin du mur selon ses possibilités. On peut utiliser un coussin pour surélever le bassin. Les élèves avancées peuvent continuer à pratiquer Sarvangasana. La posture de la charrue Halasana proposée avant la chandelle devient rapidement impraticable. Installez-vous directement dans la chandelle.
Profitez du temps des postures sur le ventre pour pratiquer des postures à quatre pattes, des exercices respiratoires ou pour quelques instants de relaxation.

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Yoga Nidra : une plongée intérieure

Posted by on Nov 30, 2016 in Actualités, Yoga | 1 comment

Yoga Nidra : une plongée intérieure


Depuis des siècles, les sages de l’Inde affirment que le calme, la sérénité peuvent s’acquérir de l’intérieur, jamais de l’extérieur. Le Yoga Nidra, technique de relaxation profonde, permet d’opérer cette plongée intérieure afin de purifier la personnalité profonde.
3 types de tensions semblent responsables de toutes les souffrances de la vie « moderne » :
– Tension physique ou musculaire
– Tension émotionnelle
– Tension mentale ou psychique
Le Yoga Nidra est un moyen naturel d’établir l’harmonie dans tout l’organisme, l’équilibre entre physique et mental. La pratique se fonde sur la rotation de la conscience dans laquelle on passe en revue mentalement les différentes parties du corps puis en les rassemblant. Le Yoga Nidra prend de front le problème de la triple tension en induisant progressivement et dans l’ordre une relaxation physique, émotionnelle et mentale. L’opportunité est aussi donnée de formuler une résolution concise et positive (le sankalpa) au début et à la fin de la pratique.

ROTATION DE LA CONSCIENCE
–  Prise de conscience du souffle …….. Relaxation physique
On demande à la conscience de circuler de façon ordonnée et assez rythmée suivant un itinéraire parcourant toute la surface du corps (ex. main droite, bras, épaule droite…) puis on rassemble en énonçant les parties principales (toute la jambe droite, toute la jambe gauche…). Cette première relaxation s’approfondit avec l’attention au souffle naturel, efficacité renforcée par le compte à rebours des cycles respiratoires. Le champ de conscience s’intériorise, se restreint.
–  Développement des sensations …….. Relaxation émotionnelle
A ce stade le mental cesse de réagir aux stimulations venues de l’extérieur ou du corps et les sens lui sont soumis soit le chemin inverse des sensations ordinaires. On convoque des sensations, on les éprouve puis on les congédie (chaud, froid, douleur…). Cette pratique développe la volonté sur nos émotions et nettoie des sensations déplaisantes.
–  Visualisation d’images ou d’histoires …….. Relaxation mentale
On est maintenant pleinement conscient du milieu intérieur. Sont alors évoquées des images symboliques évocatrices de calme, en les visualisant dans toutes leurs dimensions on cultive les niveaux profonds du mental, la perception de soi. A ce niveau, le mental est sensible aux affirmations aussi répète-t-on le sankalpa prononcé en début de séance pour l’ancrer en nous, puis on ramène graduellement la conscience vers le monde extérieur.
(sources Yoga Nidra Swami Satyananda)

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